Professionnalisme en médecine
Le Conseil médical du Canada reconnaît l’importance du professionnalisme dans l’exercice de la médecine. Le CMC ne ménage pas ses efforts pour trouver des façons efficaces de l’évaluer chez les candidats se présentant à ses examens.
Le CMC évalue depuis très longtemps les compétences non techniques des praticiens de la médecine. Il s’est tout d’abord concentré sur des façons d’évaluer les compétences en communication des médecins par le biais de l’examen EACMC, partie II. Pendant que les candidats s’entretiennent avec les patients standardisés dans une série de stations composant l’examen, les médecins examinateurs les évaluent sur un certain nombre de critères, notamment sur la qualité de leur communication avec les patients. Une étude a récemment permis de conclure qu’un candidat qui obtient une note faible en communication à l’EACMC, partie II, est plus susceptible de faire l’objet de plaintes une fois qu’il exercera la médecine de façon autonome. La prochaine étape dans l’évaluation des compétences non techniques des étudiants en médecine et des diplômés est de mesurer le professionnalisme.
Bien que cette qualité ait toujours été évaluée dans une certaine mesure au cours de l’EACMC, partie II, le Conseil médical du Canada s’efforce désormais d’intégrer ce volet à l’EACMC, partie I, informatisé. Les premières questions liées au professionnalisme sont apparues au printemps 2008 dans l’EACMC, partie I. Les comités d’épreuve qui élaborent cet examen vont continuer à produire de façon régulière des questions à choix multiples destinées à évaluer le professionnalisme des candidats.
Le service de recherche et développement du CMC, en collaboration avec le Groupe de travail sur le professionnalisme et le Groupe d’étude sur le professionnalisme, a joué un rôle essentiel à divers égards, par exemple :
- participation à la création d’une définition officielle du professionnalisme,
- création d’une liste de comportements attestant le professionnalisme et pouvant être évalués dans le cadre des examens du CMC,
- analyse des écarts entre la liste de comportements et ceux déjà étudiés dans le cadre des Objectifs du CMC.
Aux fins d’évaluation, le CMC considère que les domaines suivants sont étroitement liés au professionnalisme :
- compétences administratives cliniques ou médicales,
- compétences en communication,
- déontologie,
- respect des devoirs imposés par la société et par la loi,
- engagement en faveur de l’excellence, du respect, de l’intégrité, de l’empathie, de la responsabilité et de l’altruisme.
